La Joie
Cher jeune,
Comme tu as pu souvent le constater, la joie humaine est loin d’être un sentiment permanent, mais en vivant en chrétien, on peut atteindre une joie constante même au milieu des épreuves. En effet, la joie chrétienne ne consiste pas à aller bien tout le temps, ni à cacher ce qui fait mal. Elle se construit dans la réalité, avec ses épreuves, ses doutes et ses combats.
Cette joie n’est donc pas d’abord liée aux circonstances extérieures, mais naît plus profondément, dans l’intime de l’âme, c’est pourquoi elle peut subsister même lorsque tout semble difficile autour de nous « La joie intérieure réside au plus intime de l’âme ; on peut aussi bien la posséder dans une obscure prison que dans un palais. » écrivait sainte Thérèse. La vraie joie ne dépend pas de ce que tu possèdes, mais de l’amour de Dieu que tu laisses entrer en toi.
Un premier conseil est d’accepter les épreuves que Jésus te donne ; elles sont gages de tes capacités, Dieu te donnera toujours le moyen de réussir à les vaincre. Mais tu y arriveras toujours par la joie, en acceptant les difficultés et en refusant de céder à la tristesse et au découragement. Refuser ses fragilités ou se comparer aux autres enlève plus de joie que n’importe quelle difficulté. Avancer honnêtement, sans jouer un rôle, est une preuve d’humilité.
Il ne s’agit pas d’un héroïsme spectaculaire, ni d’une perfection inaccessible. La joie chrétienne se vit dans la fidélité simple, dans le choix quotidien de faire le bien, de suivre fidèlement son devoir d’état « Rien ne rend l’homme aussi grand que de garder les commandements de Dieu avec joie », rappelait saint Jean Chrysostome. La grandeur véritable ne se mesure pas aux exploits visibles, mais à la fidélité silencieuse.
Ensuite, garde un lien régulier avec Notre-Seigneur. Ni forcément long, ni trop compliqué : une prière simple, un moment de silence et d’adoration intérieure, la lecture de l’Ecriture Sainte. La joie grandit quand la foi devient concrète et vécue, pas seulement théorique.
Il est aussi important de ne pas rester seul. La joie se nourrit des vraies relations : l’amitié et le don de soi. Donner de son temps et de son attention, aussi dans les choses très simples, aide souvent à sortir de soi et à retrouver de l’élan. La joie devient alors contagieuse, Saint Jean Bosco le rappelait avec simplicité : « Essaie de te faire aimer, en témoignant aux autres de la gentillesse, en leur apportant de la joie ; tu leur montreras un peu de l’amour que Dieu leur porte. »
La joie est à la fois un acte de foi, d’espérance et de charité renouvelé chaque jour.
Comme le résumait saint Augustin : « Bénis Dieu dans les peines comme dans les joies, et tu verras que tout concourt à ton bien. »
Garde toujours ta joie et ta confiance, fais la dominer toutes tes actions mêmes les plus simples, ainsi tu rayonneras dans l’éternité !
🖊️ François M. et Lætitia M.
